APRÈS L'EXIL

< concernant Victor Hugo                                                      concernant Juliette Drouet >

05 septembre 1870.

26, rue de Laval, avenue Frochot, IIe arr. actuellement av. Frochot IX arr.Paris;

Chez Paul Meurice, qui l'héberge à son retour en France.

Il occupe une chambre à coucher et un cabinet de travail, au rez-de-chaussée. Ces deux pièces donnent sur un petit jardin.


14 février 1871.

37, rue de la Course à Bordeaux   J. J. et Suzanne auront une chambre 13, rue Saint-Maur à raison de 300 frs. par mois, et moi les deux chambres (une pour Mariette), à raison de 350 frs.


17 mars 1871.

Hôtel du Louvre à Paris De retour de Bordeaux pour enterrer son fils Charles.


22 mars 1871.

n° 4 place des Barricades à Bruxelles, pour régler les affaires de successions de son fils Charles.

 

Hôtel de la Poste

28 mai 1871

Hôtel de la Poste (Bruxelles) « sous les combles, chambre 99 ; la place manque dans l’hôtel ».

 

1er juin 1871.

l'Hôtel de l'Europe, à Luxembourg.

30 mai, le roi Léopold II signe un ordre d’expulsion, directement exécutoire. Il quitte la Belgique pour ne plus y revenir

 

08 juin 1871.

V.H. et les siens quittent la capitale Luxembourg pour la petite ville de Vianden. VH loue une chambre au premier étage d'une maison jouxtant le pont sur l'Our et installe sa famille en face, à l'hôtel Koch (1). Ils resteront à Vianden jusqu'au 22 août.

(1) Hôtel Koch (actuellement hôtel Victor Hugo, vis-à-vis du musée.) à Vianden est une auberge plutôt qu'hôtel, mais il n'y a que cela à Vianden. Du reste, il y a un jardin pour les enfants, et nous y serons bien. Comme la maison est trop petite pour nous loger tous, j'occupe une chambre au premier dans une maison voisine. J'y ai une vue superbe sur la rivière et sur la ruine. Cette maison fait l'encoignure du pont.(Choses vues 1870-1885)

 

22 août 1871.

l'Hôtel des Ardennes à Diekirch, n° 15 chambre et salon. (Choses vues 1870-1885)

 

26 août 1871.

Hôtel de Paris à Alwies, près de Mondorf, où il y reste jusqu’au 23 septembre

 

23 septembre 1871

Il quitte le Grand-Duché de Luxembourg.

Le soir il dort à Thionville, hôtel du Luxembourg

 

24 septembre 1871

Hôtel du Lion d’or, place de la cathédrale à Reims.

 

25 septembre 1871

Paris, l’appartement 66 rue de La Rochefoucault n’est pas prêt il descend à Hôtel Byron, rue Lafitte.  (Choses vues 1870-1885)

 

9 octobre 1871

66, rue de La Rochefoucauld Paris II arr., actuellement rue de La Rochefoucauld IX arr.

Appartement loué le 18 septembre par Paul Meurice moyennant 3.500
.
(Choses vues 1870-1885)

C'est Juliette qui tient la maison désormais, et reçoit, 55, rue Pigalle Paris.

Victor Hugo y demeura quelques nuits

Ces deux dernières demeures se situent à l'intersection des rues de La rochefoucault et Pigalle, ce qui fait qu'elles sont pratiquement en face l'une de l'autre.

10 août 1872 au 30 juillet 1873

Retour à Hauteville-House à Guernesey.

 

Août-septembre 1873.

Villa Montmorency, 5, av. des Sycomores, Auteuil.

 

4 octobre 1873 – Début mai 1874.

Retour au 55, rue Pigalle, II arr., actuellement, rue Pigalle IX arr. Appartement au rez-de-chaussée, chez Juliette

 

29 avril 1874

21, rue de Clichy.

Il habitera avec Alice, Georges ,Jeanne et Juliette  Il y restera jusqu'à son emménagement av d'Eylau.

"Mon grand-père occupait, au second étage, un appartement dont pres que toutes les fenêtres donnaient sur la triste rue de Tivoli, aujourd’hui rue d’Athènes. Un petit vestibule sombre précédait la salle-à-manger. Je retrouve dans cette pièce mal éclairée les chaises de chêne s culpté, à coussins de velours vert, dont nous faisions les arbres de nos forêts vierges.  Un grand salon, ou, du moins, un salon qui me semblait grand, ouvrait par une porte à deux battants sur la salle à manger (...) Vis-à-vis du salon, donnant aussi dans la salle-à-manger, la chambre travaillait Papapa et qu’il appelait son cafarnaüm : petite chambre triste, encombrée de brochures, de piles de livres écroulés formant tas de pierres contre les murs; sur une table, les immenses feuilles de 'Whatman' couvertes de son écriture, et, près de la fenêtre, le bureau, très haut, où il écrivait debout." Nous habitions, ma mère, Jeanne et moi, l'appartement du troisième étage.

Georges Hugo, mon Grand-pére, 1902.

 

19 avril au 27 avril 1875.

Retour à Hauteville-House à Guernesey.

 

5 juillet au 9 novembre 1878.

Retour à Hauteville-House à Guernesey.

«Nous accompagnâmes mon grand-père à Hauteville-House, et ce fut son dernier séjour dans sa vieille maison d'exilé.»

Georges Hugo, mon Grand-pére, 1902.

 

10 novembre 1878.

130, av d'Eylau (aujourd'hui 124, av. Victor Hugo, XVIe arr. petit hôtel particulier, appartement à la princesse de Lusignan.

Au rez-de-chaussée : Le grand salon, le petit salon, la salle à manger, la bibliothèque offraient un ensemble de pièces propres aux réceptions. Aux murs : Velours rouge brodé d'or, cuirs de Cordoue à figures chinoises, velours d'Utrech, bariolaient les murs. Les plafonds eux-mêmes étaient couverts, c'est ainsi que la salle à manger était surmontée d'étoffes vénitiennes à fond argent alternant avec des bandes de velours italien à fond jaune, et que le cabinet de travail possédait une sorte de dais, fait d'une tapisserie encadrée par une large bande de velours. Des fauteuils en tapisserie d'Aubusson des meubles anciens commodes, secrétaires, dressoirs, des toiles accrochées aux murs donnaient à l'appartement une apparence plutôt cossue que confortable. Au premier étage, la chambre à coucher de Hugo donnait sur le jardin de l'Hôtel, de beaux arbres, une pelouse verte, des massifs de fleurs, une fontaine de rochers d'où l'eau tombait en cascade. Un grand lit de style Louis XII à colonnes d'une soie à feston, d'une pendule et de deux chandeliers. Près de la fenêtre se dressait un bureau pupitre sur lequel il écrivait, debout avec des plumes d'oies qu'il trempait dans un encrier de vieux Rouen. Une justice en plâtre doré posé sur un chiffonnier de chêne. Attenant à la chambre cabinet de travail se trouvait la chambre de Juliette. A côté de sa chambre était un petit salon où seuls les intimes étaient reçus.

12 juillet 1881, « On met aujourd’hui sur l’avenu d’Eylau le nom de Victor Hugo [décret du Conseil municipal de Paris en date du 8 mai](Carnets 1881)

l’hôtel prend alors le n°50. Il n’existe plus aujourd’hui mais correspond au n°120.

 

22 mai 1885 décés de V. Hugo à 13h 27, ses funérailles se sont déroulés le 1er juin où il fut conduit à sa dernière demeure le Panthéon