DEBUT de L'EXIL.

 < concernant Victor Hugo                                        concernant Juliette Drouet >

 

12 décembre 1851.

31, rue de la Violette Bruxelles.

 l'hôtel de la Porte Verte, chambre n° 9 pour 3 francs cinq sous par jour.

 

13 décembre 1851

Galerie des Princes 11bis, passage Saint-Hubert Bruxelles

chez ses amis les Luthereau


05 janvier 1852.

16, de la Grande Place à Bruxelles.

Une chambre qu'il qualifie de " halle immense, avec trois fenêtres qui ont vu sur cette magnifique place de l'hôtel de ville " sommairement meublée qui est vaste et presque nue, il y a un divan lit d'une table et un vieux miroir.


01 février 1852.

27, de la Grand-place à Bruxelles.

Deux chambres à lit dont une à du feu et au midi. Son nouvel appartement est situé au-dessus du bureau de tabac de Mme Cébére qui se proclamait " mères des proscrits. "


05 août 1852.

Arrivée à Jersey,  l'hôtel de la Pomme d'Or à Saint Hèlier.

 


05 août 1852.

Hôtel du Commerce. Caledonia Place.


16 août 1852.

St. Lukes, 3, Marine Terrace Ile de Jersey.

"C'est une cabane, écrit Victor Hugo, mais dont l'océan baigne le pied. "
" Un corridor pour entrer au rez-de-chaussée, une cuisine, une serre et une basse-cour, plus un petit salon ayant vu sur le chemin sans passant et un grand cabinet à peine éclairé ; au premier et au second étage, des chambres propres, froides, meublées sommairement, repeintes à neuf, avec des linceuls blancs aux fenêtres. Tel était ce logis. Le bruit de la mer toujours entendu. "

 

16 août 1852.

 Petit appartement, au premier étage d'une maison située Jersey inn rich Land Havre-des-Pas."Nelson-Hall".

Le loyer est de 8 shillings par semaine, et la pension de 2 shillings par jour. “La maison dont j'habite le premier étage est située au midi: La vue embrasse depuis la batterie du fort Régent à droite, jusqu'aux rochers de saint-Clément à gauche. ”

Juliette Drouet ou “ la dépaysée”Gérard Pouchain et Robert Sabourin p.272. Fayard.

Elle y restera jusqu'au 06 février 1853.

 

12 novembre 1854.

N° 7, près Saint-Luc. Petite maison: Plaisance Terrace.

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Nouvelle demeure quelque temps plus tard;

Maison du Heaume, au Havre-des-Pas.


31 octobre 1855.

Saint-Pierre de Port, Guernesey.

Arrivé à 10 heures,  il s'installe à l'hôtel de L'Europe, chambre 16 et 17 pour 5 francs par personne et par jour tout compris.


                                                                                  
  Juliette ira à la pension de famille le Crown Hôtel, (actuellement Pub “Ship and Crown”) tenue par Mme Lebouteiller. Les fenêtres de la chambre donnent sur la mer.

 

Quelques semaines plus tard elle s’installe au 8, rue de Havelet, non loin de Hauteville House.

 

9 Novembre 1855.

n°20, de Hauteville.   

Marine-Terrace. (1)     

Hugo a signé avec M. Domaille, propriétaire un engagement de location. En avance sur le loyer annuel de trente-deux livres (guernesiaises à 24 f.) soit 768 francs, taxes et impôts inclus, il a versé 192 francs.

je paie d'avance, par quartier, et je m'engage à occuper la maison au moins un an, à moins d'alien-bill ou d'expioulcheune. — en ce dernier cas, j'ai droit


Il meublera par un mobilier de location loué, moyennant 360 francs par an à un M. Master meubles très simples et en mauvais états.
Adèle écrit le 25 novembre 1855 à Mme Paul Meurice:

Notre maison est belle, la pleine mer est en bas... Nous voyons de nos fenêtres toutes les îles de la Manche et le port qui est à nos pieds. C'est une vue splendide. Le soir, au clair de lune, cela tient du rêve. Tout juste un jardin, à peine un prétexte à fleurs. Nous avons une serre, mais elle n'est pas de plein-pied avec le jardin. Il faut aller la chercher; ... elle est bien entendue du reste, il y a des gradins pour les fleurs et beaucoup de raisin. Il y a un salon très grand avec trois fenêtres à la française et à balcon. c'est là que nous nous tenons. ”

(1) Courrier du 11 novembre 1855 à Paul Meurice:

Je demeure à Saint-Pierre, capitale de l'île, dans une sorte de nid de goélands que j'ai nommé Hauteville-Terrace. ”

Victor Hugo avait probablement choisi le nom de Hauteville-Terrace par analogie avec celui de la maison qu'il avait occupée à Jersey, Marine-Terrace, mais cette appellation n'eut qu'une existence éphémère, car le 24 novembre 1855, il date de Hauteville-House, une courrier qu'il adresse à Paul Meurice.

Victor Hugo à Hauteville House. Jean Delalande, Albin Michel 1947.

 

Janvier 1856

8, rue de Havelet

chez Mlle le Boutillier

 

16 mai 1856.

"La Fallue"      

V.H. loue à quelques pas de Hauteville-House une maison pour Juliette. Elle s'y installera définitivement que le 19 décembre 1856.

De ses fenêtres elle pouvait jouir du spectacle quotidien de son poète. “Me voici donc enfin votre voisine. C'est à bout portant maintenant que je vous décrocherai mes tendresses et mes baisers. Il me semble que ce rapprochement de nos deux habitations rapproche aussi nos âmes...  Je crois déjà sentir que j'entre plus avant dans ta vie... Je suis heureuse de vivre à côté de toi, de voir tes arbres, d'entendre les aboiements de tes chiens... ”

Victor Hugo à Hauteville House. Jean Delalande, Albin Michel 1947.

L'aménagement de "La Fallue" sera lent. Les Guernesey sont de bons ouvriers, mais ils travaillent pas vite. Pendant de longs mois, Juliette ne pourra utiliser que quelques pièces du rez-de-chaussée. Pour présider aux transformations, Victor Hugo lui enverra son ébéniste Mauger, le réalisateur de la fameuse salle à manger de Hauteville-House.

La crémaillère est pendue le 25 novembre 1856.

Juliette Drouet ou “ la dépaysée”Gérard Pouchain et Robert Sabourin p.272. Fayard.

En novembre 1856 elle écrit à V.H. : “Me voici enfin votre voisine” de ses fenêtres, elle peut désormais apercevoir son cher poète.


5 novembre 1856.
Il emménage (1) ans la même rue, dans une maison qu'il a achetée en mai 1856 (2), au n° 38: Hauteville-House (3).    

La demeure est vaste avec ses trois étages, mais le jardin n'est pas grand. Pour que la maison soit vraiment agréable à habiter, elle a besoin d'être transformée entièrement. Les travaux dureront de 1856 à 1859. On fera aux chambres de domestiques, au lieu de tabatières, des fenêtres en mansarde s'ouvrant à la française de quatre à six carreaux chaque. La dépense ne dépassera pas quatre louis pour deux fenêtres convenues que les deux cotés extérieures du look out seront vitrés et non peints.

(1) V.H. note: « Couché pour la première fois à Hauteville-House et dans une maison à moi »

(2)  Pour la somme de 24 000 francs (et les faux frais) à William Ozanne, avec les droits des Contemplations. Devenu propriétaire, il devra acquitter une redevance féodale de deux poules par an à la reine, cela le met à l'abri d'une éventuelle expulsion.

A George Sand le 30 juin 1856: Je viens d'acheter une masure, avec les deux premières éditions des Contemplations.Le 16 août à Jules Janin: Figurez-vous qu'en ce moment je fais bâtir presque une maison; n'ayant plus la patrie, je veux avoir un toit...

Je le rebâtis avec une patience de fourmi. ”

(3) Il donna également ce nom, auquel ses amis et lui-même étaient habitués. Il y eu ainsi deux Hauteville-House, mais l'histoire n'en connaît qu'une.

Victor Hugo à Hauteville House. Jean Delalande, Albin Michel 1947.


02 juillet 1864.

  n° 20, de Hauteville 
 Plus éloignée de la maison de V. Hugo, mais moins humide elle quitte "La Falue" pour s'installer dans cette même maison
(1) qu'avait habité la famille Hugo à son arrivée à Guernesey. Victor Hugo avait meublé et décoré la nouvelle demeure de Juliette avec un soin particulier; il s'était même efforcé
de reconstituer la chambre qu'ils occupaient, rue Sainte-Anastase. Dans son enthousiasme Juliette baptisa la maison: “Hauteville-Féerie.”

 Victor Hugo à Hauteville House. Jean Delalande, Albin Miche1947.

 (1) acheté avec Juliette le16 avril 1864.

Les travaux d'aménagements ont été longs, plus d'un an puisque le bail de location avait été signé pour neuf ans le19 mai 1863.

Le 19 avril 1864, devant l'avancement des travaux, et comme il est en fonds, Victor Hugo décide d'acheter la propriété. Le contrat, daté du 16 avril, certifie que: “Monsieur Thomas Domaille avait reconnu et confessé avoir fieffé et baillé [...] à Dame Julienne Gauvain dite Juliette Drouet [...] acceptant pour en jouir pendant sa vie seulement et à Monsieur Victor marie Hugo fils du lieutenant-Général Comte Joseph Léopold Sigisbert Hugo [...] une maison et jardin situées à Hauteville en la paroisse de St Pierre Port sur le Fief  le Roi,... ”

Juliette Drouet ou “ la dépaysée”Gérard Pouchain et Robert Sabourin p.272. Fayard.

Elle y pendra la crémaillière le 25 juillet

 

15 mai au 14 juillet 1861,

il séjourne à hôtel de Colonnes à Mont-Saint-Jean pour étudier les lieux de la Bataille de Waterloo. C’est là qu’il écrit le mot ‘ fin’ au manuscrit des Misérables le 30 juin 1861, à huit heure et demie du matin.

 

15 janvier 1866

Carnet de Victor Hugo:

Ma famille quitte le 3 bis, rue de l'Astronomie et va demeurer place des Barricades n°4.

 

27 juillet au 9 octobre 1869

Place des Barricades à Bruxelles.

Pendant son séjour il vivra la naissance du second enfant d'Alice et Charles Hugo, Georges le 16 août et la mort de son épouse Adèle le 27 août.

 

15 août 1870.

Southampton hôtel de la Providence.

 

17 août au 5 septembre 1870.

Place des Barricades Bruxelles.

Hôtel de La Poste.