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Année 1815. - Création du journal Le
Constitutionnel.
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26 janvier 1815. Un référé exécutoire
à ce jour donne raison au général Hugo : Il peut entrer en possession des biens de
la communauté. Léopold se présente rue Vieilles
- Tuileries, il enlève " dix chemises, vingt-quatre
paires de bas, dix-neuf mouchoirs de Bastiste, toute l'argenterie,
une lorgnette de spectacle en vermeil " et somme sa femme
de se rendre à l'appartement qu'il a loué, rue des
Postes. Sophie s'incline, elle ne peut qu'accepter, la loi l'y oblige.
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10 février 1815. Victor et Eugène accompagné
par leur père rentrent en pension chez Cordier et Decotte,
41, rue Sainte - Marguerite La pension se compose que d'un corps de bâtiment
d'un étage, plus d'un autre étage mansardé,
entre deux cours Au rez-de-chaussée : les classes et
le réfectoire, à l'étage les dortoirs. La seconde
cour où sont peints sur le mur ; des arbres fruitiers, du
gazon un parc complet avec jet d'eau. L'établissement est dirigé
par un curieux vieillard qu'on appelle " l'abbé
Cordier " et de son adjoint M. Decotte professeur de mathématiques. Selon la loi en vigueur, les établissements
privés comme la pension Cordier, doivent envoyer leurs élevés
de plus de dix ans prendre leurs cours dans un établissement
d'Etat. C'est pourquoi Eugène et Victor pensionnaire chez
Cordier, seront en même temps externes à Louis-le-Grand,
pour suivre les cours de philosophie, de physique et de mathématiques.
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13 février 1815. Requête de Mme Hugo au président
du tribunal civil de la Seine. " Le samedi 13 du présent
mois, il revint chez sa femme rue Vieilles Thuileries, et lui dit,
du ton le plus impérieux et le plus grossier, qu'il fallait
qu'elle se rendit sur le champs, sans les meubles convenus, dans
le logement de la rue des Postes, que son fils ne l'y accompagnerait
pas, qu'il voulait qu'elle fût seule, dans cette maison sans
domestiques et au même moment il chassa brutalement la Mlle
Constance qui venait servir le déjeuner à Mme Hugo.
Mme Delon femme d'un lieutenant colonel adjoint à l'état
major et rapporteur au conseil de guerre ; Il la mit à la
porte en l'accablant d'injures et lui dit que sa femme ne verrait
personne, etc. A Mme Hugo qui, indigné d'une telle conduite,
lui demandait quel sort il lui réservait, il répondit
qu'elle le serait plus tard, mais qu'elle se mit bien en tête
qu'il ne lui devait que du pain, de l'eau et le couvert ; et, sans
la plus légère provocation, il poussa l'outrage jusqu'à
cracher trois fois au visage de l'exposante, en lui disant que c'était
pour prouver à tout le monde l'estime qu'il avait pour elle
; Comme un furieux, il se jeta sur l'exposante, la saisit à
la gorge, se répandit contre elle en invectives des plus
grossières et les plus outrageantes, l'accusa d'avoir eu
des enfants pendant son absence, d'avoir mené une vie débordé.
Cette dernière scène
s'est passée en présence de
M. et Mme Delon de M. le général Lucotte et sa femme,
du portier de la maison, de beaucoup d'autres personnes qui avaient
été appelées par les cris et les vociférations
du sieur Hugo. " Requête dans son intégralité
B.N.F Mss. NAF, 23777.
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14 février 1815. Le général Hugo est fait officier
de la Légion D'honneur.
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26 février 1815. Les pensionnaires de la pension Cordier vont
en promenade. Ce jour-là, on les mène aux Champs de
Mars, et ils marchaient au long du chemin de halage. Passant sous
le pont d' Iéna, l'un d'eux remarqua une inscription écrite
en grosses lettres sur l'une des arches. On y lisait " 1er mars 1815
Vive L' Empereur " Pourquoi le 1er mars quand on était qu'au 26 février
? Etait-ce une erreur de date ou une menace ? La pension rentra
fort intriguée. Le 1er mars, Napoléon débarquait
à Cannes.
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23 mars 1815. LES CENT-JOURS.
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31 mars 1815. Davout, nouveau ministre de la guerre, fait
savoir à Léopold Hugo qu'il lui appartiendra de commander
de nouveau la place de Thionville pour y organiser encore une fois
la défense. Léopold part aussitôt.
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Léopold à Goton, le 31 mars 1815 … Je te confie le soin de mes
deux jeunes enfants, placés chez M. Cordier, et sous aucun prétexte je n'entends qu'ils soient remis à leur
mère, ni sous sa surveillance. C'est à toi seule que je les confie et c'est à toi que M. Cordier doit en répondre.
Je te donnerai souvent
de mes nouvelles, donne-m'en des leurs... Victor Hugo œuvres complètes, Édition
Chronologie sous la direction de Jean Massin, T1.
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