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Année 1867. Grand dictionnaire universel
du XIXe siècle de Pierre Larousse - Début de la collection
des Grands Écrivains de
la France par Hachette - Création
de la Librairie Flammarion - Les Merveilles de la Science de Louis Figuier (1867-1891) - Premier tome du Catalogue générale de la librairie
française d'Otto Lorenz.
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A Albert Lacroix. Samedi 19 [1867]. Comme vous le désirez, mon cher monsieur
Lacroix, je vous accuse immédiatement réception de
votre lettre, je suis forcé de réserver la question
de l'association pendant quelques jours encore, car il s'agit de
tiers, quel que soit mon désir de résoudre cette question
dans le sens souhaité par vous. Vous faites bien de vous
préparer. Je ne pourrai garantir pour les volumes que vingt
feuilles par volume (édit. princeps belge des Misérables)
tout en estimant qu'il y aura plus de vingt feuilles. Il sera utile
que vous veniez à Bruxelles dans les premiers jours de la
semaine prochaine. Je répondrai là à toutes
vos autres questions. Donc à bientôt, et, quant à
l'association, croyez à mon désir de tout arranger
comme vous le souhaitez. Mille cordialités. V H. (1) (1) L'Homme qui rit. Manuscrit du Reliquat.
Bibliothèque Nationale. Correspondance Tome III (année
1867-1873, addendum) Albin Michel Paris, imprimé par la librairie
Ollendorff-édité par l'Imprimerie Nationale. Il pourrait s'agir des mois
suivants ayant un samedi le 19 [janvier ou octobre].
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[1867.] A Scheurer-Kestner : Mon gracieux et cher collègue, j'introduis
prés de vous M. Albert Mérat. M. Albert Mérat
est un lauréat de l'Académie, qui voudrait être
un lauréat du Sénat, c'est-à-dire employé
sous vos ordres. II mérite tout ce qu'il demande et beaucoup
plus encore. Il vous dira en quoi vous pouvez puissamment le servir.
Je vous le recommande de tout mon cœur, et je vous serre la main. VICTOR HUGO. Correspondance Tome III (année 1867-1873,
addendum) Albin Michel Paris, imprimé par la librairie Ollendorff-édité
par l'Imprimerie Nationale.
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1867. V.H. à Madame Octave Giraud. Madame, Vous me demandez en termes qui me touchent
profondément de venir en aide à la mémoire
de votre mari; je le dois et je le puis. Le témoignage que
vous réclamez de moi, je tiens à le rendre. Pourtant,
me dira-t-on, vous n'avez jamais parlé à M. Octave
Giraud, et vous n'avez pas tenu en vos mains son manuscrit. C'est
vrai, je n'ai jamais vu l'homme, mais je connais l'esprit; je n'ai
point lu le livre, mais je connais la pensée. Cette pensée, d'ailleurs, dans une
certaine mesure, vient de moi. M. Giraud, un jour, me fit l'honneur
de me consulter. Il m'avait envoyé quelques-unes de ses œuvres
; je connaissais sa science, son intelligence, ses voyages, ses
études aux Antilles, son généreux talent de
poëte, sa valeur comme écrivain, sa portée comme
philosophe. Il me demanda : Que dois-je faire ? Je lui dis : Faites
l'histoire de l'Homme noir. L' Homme noir, quel sujet ! Jusqu'à
ce jour, l'Homme blanc seul a parlé. L' Homme blanc, c'est
le maître; le moment est venu de donner la parole à
l'esclave. L' Homme blanc, c'est le bourreau; le moment est venu
d'écouter le patient. Depuis l'origine des temps, sur ce
globe encore si ténébreux, deux visages sont en présence
et se regardent lugubrement, le visage blanc et le visage noir.
L'un représente la civilisation, l'autre la barbarie, la
barbarie sous ses deux formes, la barbarie voulue, le sauvagisme,
et la barbarie souffrante, l'esclavage. L'une de ces calamités
vient de la nature, l'autre de la civilisation. Et c'est ici, disons-le
et dénonçons-le, le crime de l'Homme blanc. Depuis six mille ans, Caïn est en permanence.
L' Homme noir subit de la part de son frère une effrayante
voie de fait. Il subit ce long meurtre, la servitude. Il est tué
dans son intelligence, dans sa volonté, dans son âme.
La forme humaine qui se meut dans une chaîne n'est qu'une
apparence. Dans l'esclave vivant l'homme est mort. Ce qui reste,
ce qui survit, c'est la bête, bête de somme tant qu'elle
obéit, bête des bois quand elle se révolte. Toute l'histoire de l'Homme blanc, la seule
qui existe jusqu'à ce jour, est une masse énorme de
faits, de gestes, de luttes, de progrès, de catastrophes,
de révolutions, de mouvements dans tous les sens, dont l'Homme
noir est la cariatide lugubre. L'esclavage est, dans l'histoire,
le fait monstre. Sous notre civilisation telle qu'elle est,
avec ses difformités magnifiques, ses splendeurs, ses trophées,
ses triomphes, ses fanfares, ses joies, il y a un cri. Ce cri sort
de dessous nos fêtes. Nous l'entendons à travers les
pores de marbre des temples et des palais. Ce cri, c'est l'esclavage.
Quelle mission et quelle fonction, faire l'histoire de ce cri ! Le prolétariat en Europe, question
tout autre et non moins vaste, touche par quelques-unes de ses ramifications
à la servitude. Mais la question humaine, en Europe, se complique
de la question sociale qui lui communique une prodigieuse originalité
. C'est le tragique nouveau-né de la fatalité moderne.
En Afrique, en Asie, en Amérique, l'aspect, non moins navrant,
est plus simple. La couleur met son unité sur le déshérité
et sur le vaincu. Le grand type funèbre, c'est le nègre.
L'esclave a la même face que la nuit. Vaincre cette nuit fatale, tel est le suprême
effort de la civilisation. Nous touchons à cette victoire.
L'Amérique est presque délivrée de l'esclavage.
Je l'ai dit plus d'une fois, et je répète volontiers
cette pensée d'espérance, le moment approche de l'humanité
libre. Qu'importe deux couleurs sous le même soleil! qu'importe
deux nuances, s'il y a sur le visage pâle et sur le visage
noir la même lumière d'aurore, la fraternité
! Sous tous ces masques, l'âme est blanche. Résurrection de l'esclave dans la
liberté! délivrance ! réconciliation de Caïn
et d'Abel Telle est l'histoire à écrire.
L' Homme noir, c'est le titre ; l'esclavage, c'est le sujet. M. Giraud était digne de cette grande
œuvre Pour remuer à fond et scruter dans tous les sens cette
matière, il fallait avoir étudié sur place
l'esclave et l'esclavage. M. Giraud avait un avantage considérable,
il avait vu de ses yeux. L'esclave lui avait dit : Vide pedes,
vide manus. L'esclavage est la plaie au flanc de l'humanité.
M. Giraud avait mis sa main dans cette plaie. Ce livre, il l'a entrepris, il l'a presque
achevé. Un peu de retard de la mort, et il le terminait.
Chose triste, ces interruptions ! Telle qu'elle est, son œuvre est considérable.
Les fragments publiés dans les journaux, et que tout le monde
connaît, ont placé très haut l'histoire et l'écrivain.
Cette histoire poignante a l'intérêt pathétique
du drame. Pas de lutte plus douloureuse, pas de débat plus
tragique. Tout le litige entre l'Homme blanc et l'Homme noir est
là. M. Giraud nous le donne avec les pièces à
l'appui. C'est le dossier de l'esclavage tout dressé et presque
complet. Jugeons le procès maintenant. La sentence est rendue, disons-le, par la
conscience universelle, et l'esclavage est condamné, et l'esclavage
est mort ! Correspondance 1836-1882 Paris Calmann Lévy,
éditeur –1898- p.301.
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[1867] A François-Victor : Mon petit Victor, dis à ta mère
que je paierai les 500 fr. qu'elle doit sans rien retrancher de
son allocation mensuelle. Seulement fais-lui remarquer, et remarque
toi-même, que ces 500 fr. là, son voyage et sa dépense
à Paris, la pension de Charles, les dettes de Charles ici
qu'il faudra achever de payer, les 1.000 ou 1.500 fr. qu'il va falloir
donner à Aubin, tout ce petit ensemble dévore cette
année l'accroissement d'aisance qu'aurait pu avoir la maison.
Heureusement rien de pareil ne se produira l'année prochaine,
à l'exception de la pension de Charles. Je t'embrasse, cher enfant. Correspondance Tome III (année 1867-1873,
addendum) Albin Michel Paris, imprimé par la librairie Ollendorff-édité
par l'Imprimerie Nationale.
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07 janvier 1867. Agendas de Guernesey, 7ème : 12 mouchoirs (chez Dorey et [–]) (note. la première nuit qu'il a passé
à Hauteville-House M. Kesler a entendu au dessus de sa tête,
vers une heure du matin, dans la chambre de ma fille, le frappement.) –secours aux [ –– ] des [––] (demeurant à [––], vis à vis
[––]) pain – et argent –––– 2fr. Edition Chronologique, Jean Massin 1969,
t XIII, page 1001.
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14 janvier 1867. Agendas de Guernesey, 7ème : Arrivé » d'une deuxième
caisse contenant les trois volumes des villes du monde (16e siècle)
offerts par M. L. Mic. au porteur ––––––––––––––––––––
1-20 – je note un triple frappement cette nuit
à mon chevet. – visite d'une très jolie Française. Mlle
(1) – pain et charbon à la famille Cléry. – pain à la famille [], de St Sampson. Edition Chronologique, Jean Massin 1969,
t XIII, page 1002. (1) ? sûrement Mlle
Louise.
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H.-H., 14 janvier1867. A Robelin : Mon cher Robelin, je reçois cette
lettre. Elle me paraît touchante. Lisez-la. C'est un ouvrier
qui demande du travail. Pouvez-vous lui en donner, vous architecte ?
Si vous le pouvez, faites-le, et votre bon cœur s'épanouira
dans une bonne action. Quel rude hiver ! On est obligé d'émietter
misérablement les secours. Je passe ma vie à donner
des liards là où il faudrait des billets de mille
francs. Je vous recommande mon pauvre ouvrier. Votre vieil ami. VICTOR
HUGO. Correspondance Tome III (année 1867-1873,
addendum) Albin Michel Paris, imprimé par la librairie Ollendorff-édité
par l'Imprimerie Nationale.
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16 janvier 1867. L'on voit apparaître pour la première fois
dans les carnets de V. Hugo. " Mlle Louise [Yung]. – chambre de Kesler
" Carnets Intimes de Victor Hugo
1870 – 1871, & notes de Henri GUILLEMIN – GALLIMARD 1953 p.
notes et éclaircissements. Date soulignée.
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LE PEUPLE CRÉTOIS À VICTOR HUGO Omalos (Eparchie de Cydonie) Crète, 16 janvier 1867 Un souffle
de ton âme puissante est venu vers nous et a séché nos pleurs. Nous avions
dit à nos enfants : Par delà les mers il est des peuples généreux et forts, qui
veulent la justice et briseront nos fers. Si nous périssons
dans la lutte, si nous vous laissons orphelins, errant dans la montagne avec
vos mères affamées, ces peuples vous adopteront et vous n'aurez plus à souffrir. Cependant,
nous regardions en vain vers l'occident. De l'occident, aucun secours ne nous
venait. Nos enfants disaient : Vous nous avez trompés. Ta lettre est venue,
plus précieuse pour nous que la meilleure armée. Car, elle affirme notre droit. C'est parce
que nous savions notre droit que nous nous sommes soulevés. Pauvres
montagnards, à peine armés, nous n'avions pas la prétention de vaincre à nous
seuls ces deux grands empires alliés contre nous, l'Egypte et la Turquie. Mais nous
voulions faire appel à l'opinion publique, seule maîtresse, nous a-t-on dit,
du monde actuel, faire appel aux grandes âmes qui, comme toi, dirigent cette
opinion. Grâce aux découvertes
de la science, la force matérielle appartient aujourd'hui à la civilisation. Il y a
quatre siècles l'Europe était impuissante contre les barbares. Aujourd'hui,
elle leur fait la loi. Aussi n'y
aura-t-il plus d'oppression dans l'humanité quand l'Europe le voudra. Pourquoi
donc, en vue des côtes italiennes, au centre de la Méditerranée, à trente
heures de la France, laisse-t-elle subsister un pacha ? comme au temps où les
Turcs L'esclavage de la race noire vient d'être aboli en Amérique
(1). Mais le nôtre est bien plus odieux, bien plus insupportable que ne l'était
celui des nègres. Malgré toutes les chartes, un turc est toujours un maître
plus dur qu'un citoyen des Etats-Unis. Si tu pouvais connaître l'histoire de chacune de nos
familles, comme tu connais celle de notre malheureux pays, tu y verrais partout l'exil, la persécution, la
mort, le père égorgé par
le sabre de nos tyrans, la mère enlevée à ses petits enfants pour le plus avilissant
des esclavages, les soeurs souillées, les frères blessés ou tués. À ceux qui nous laissent tant souffrir et qui pourraient nous
sauver, nous ne dirons que ceci : Vous ne savez donc pas la vérité ? Quand deux vaisseaux, l'un anglais, l'autre russe, ont débarqué
au Pirée quelques-unes de nos familles, il y avait là des étrangers. Ces étrangers ont
vu que nous n'avions
pas exagéré nos souffrances. Poëte, tu es lumière. Nous t'en conjurons, éclaire ceux
qui nous ignorent, ceux que des imposteurs ont prévenus contre notre sainte
cause. Poëte, notre belle langue le dit, tu es créateur, créateur des peuples, comme
les chantres antiques. Par tes chants splendides des Orientales, tu as déjà grandement travaillé à créer le peuple hellène
moderne. Achève ton oeuvre. Tu nous appelles vainqueurs. C'est par toi que nous
vaincrons. Au nom du peuple crétois, et par délégation des
capitaines du pays, Le commandant des quatre départements de la Canée, J. ZIMBRAKAKIS. Cet appel poétique et éloquent signé par Zimbrakakis, chef
de l'insurrection de Candie, avait été écrit par Gustave Flourens qui était
parti combattre auprès des Crétois. (1) Le 13 juin 1866 le congrès avait assuré aux USA l'égalité civile des noirs. Victor Hugo répondra le 17 février 1867
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18 janvier 1867. Agendas de Guernesey,7ème : ma femme, accompagnée de Marianne,
est arrivée aujourd'hui par la Reine des îles. il y
avait précisément deux ans jour pour jour qu'elle
avait quitté Guernesey avec Victor, le 18 janvier 1865. – tant qu'elle sera ici, nous dînerons
à la maison. Reprise des anciennes habitudes. Edition Chronologique, Jean Massin 1969,
t XIII, page 1003.
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H.-H., 19 janvier 1867. A Alfred Asseline: Merci, cher Alfred. Je viens de lire ta lettre
ferme et charmante aux journaux locaux. J'ignore ces choses quelconques
auxquelles tu réponds de si haut et si bien. Mais je suis
toujours tenté de remercier ces témoignages de haine
qui me valent de telles preuves d'amitié. Tuus. VICTOR H. Ah çà, n'oublie pas que tu
dois à Guernesey au moins une de tes semaines. Nous attendons.
Ne te transforme pas en Belle Philis (1). (1) Alfred ASSELINE. - Victor
Hugo intime. Correspondance Tome III (année 1867-1873,
addendum) Albin Michel Paris, imprimé par la librairie Ollendorff-édité
par l'Imprimerie Nationale.
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H.-H., 20 janvier 1867. V.H. à Paul de Saint-Victor : Que vous avez bien fait de réunir
ces pages en un volume (1) ! pages splendides, volume magnifique,
poignée d'étoiles ! Votre éclatant esprit dégage
une illumination. Je vous remercie de cette clarté. On en
a besoin; il fait nuit. Mais, vous le savez, je suis de ceux que
la nuit n'inquiète pas. Je suis sûr du lendemain; à
vrai dire, je ne crois ni à la nuit, ni à la mort.
Je ne crois qu'à l'aurore. Je m'en vais souvent dans mes sentiers le
long de la mer, pensif, songeant à la France, regardant hors
de moi l'horizon et en moi l'idéal. J'emporte quelquefois
un livre. J'ai mes bréviaires. Vous venez de m'en donner
un. Mon nom écrit parfois par votre noble
plume me fait l'illusion de la gloire. Vieux et seul, j'ouvre mes
mains cordiales devant le foyer de votre pensée et je me
chauffe à votre lumineux esprit. Tuus ex imo. (1) Hommes et Dieux, réunion d'articles en un volume, publié
au début de 1867. Correspondance 1836-1882 Paris
Calmann Lévy, éditeur –1898- p.300.
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22 janvier
1867. Visite d'Adèle
I à Juliette Drouet.
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Guernesey, 23 janvier 1867 mercredi, 8 h. du m. Juliette à
V.H. : Pas de signal encore, mais tant mieux je l'espère,
comme preuve d'une very good nuit. Moi aussi j'ai très bien dormi
et je t'aime, je t'aime, je t'aime. Oh ! que tu as bien fait de donner gain de cause à
ta chère femme en lui livrant hier au soir la clef de tous
ses beaux salons. Il est si juste qu'elle en jouisse en en faisant
les honneurs comme elle seule peut le faire que je m'en réjouis
comme d'une victoire personnelle. Je me porte caution pour la queue de Sénat et le
reste et je suis sûre qu'il ne me fera pas affront, cet honnête
Sénat, en démentant la bonne opinion que j'ai de ses
bonnes mœurs. Dès que tu croiras le moment opportun de rendre
à Madame Victor Hugo la visite qu'elle m'a fait l'honneur
de me faire hier, je la ferai tout de suite. En attendant je suis
heureuse de la savoir contente et toi aussi et je vous aime tous
du plus profond de mon cœur.
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H.-H., 23
janvier 1867. A Paul Meurice
(1). Bravo pour
la bonne nouvelle! Vous achevez un drame (2), et la foule va applaudir
encore une fois le doux et puissant et charmant maître qui
s'appelle Paul Meurice. Vous êtes comme le dieu, vous préparez
votre char, currus parat. Merci de cette joie que vous donnez à
votre vieil ami. - Voici la lettre pour M. Lockroy. Voici l'adhésion
à la société musicale signée. (Mlle
A. Patti chante continuellement sur le théâtre ma chanson
: Si vous n'avez rien à me dire. Il y a lieu à droit,
ce me semble.) Quel malheur que le théâtre ne soit
pas fait dans ce livre Paris (3) par vous! Pourquoi Auguste a-t-il
refusé ? Moi, je désignerais volontiers ce charmant
talent M. Louis Leroy. Qu'en dites-vous ? - Voudrez-vous encore payer
40 fr. pour moi à M. Lanvin ? - Avez-vous de l'argent pour
payer les 60 fr. de l'assurance ? Ils sont échus. Vous dois-je
envoyer pour cela une traite sur Paris? Répondez-moi un mot
là-dessus. Mon cœur déborde
d'amitié pour vous. (1) En mare de la dernière page du brouillon
non terminé, cette note : Un mot final. Archives de la famille
de Victor Hugo.
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24 janvier 1867. Juliette rend la politesse à la visite de Mme Hugo
et se rend à Hauteville-House. A partir de ce jour elle n'eut
plus peur de franchir le seuil de la maison des Hugo. Juliette à Hugo : " Il est probable que je profiterai
de ce beau temps pour rendre ma visite à Hauteville-House.
Mon empressement à remplir cette formalité de politesse
tient à la déférence que je me fais honneur
de professer pour ton admirable femme. Cela fait, je rentre dans
ma tanière pour n'en plus ressortir qu'avec toi les jours
de beau temps… "
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H.-H., 27 janvier. Dimanche. A Charles. A François Victor : Chers enfants, votre mère est ici,
guérie et gaie. Elle vous reviendra dans cinq semaines, quand
Alice se dédoublera (1). Voici, mon Charles, une lettre pour
M. Bois (2). J'ai lu avec émotion le journal de son pauvre
fils. Je me suis fait une grosse coupure au pouce, qui me gêne
pour écrire. Qui est-ce qui fait définitivement le
Théâtre dans le livre Paris ? Moi, je désignerais M. Louis Leroy,
fin et vigoureux esprit. - Voici une traite de 1.200 fr. sur Mallet
frères, à l'ordre de Victor. Ces 1.200 fr. se décomposent
ainsi: Le froid a molli. Je ne suis pas d'avis d'un
poêle dans la chambre des bonnes de mon ex-logis. Je vous embrasse tendrement, mes bien-aimés. V. (1) Mme Charles Hugo était
enceinte. - (2) Victor Bois était le tuteur de M- Charles
Hugo. - (3) Suit le détail des comptes. Correspondance Tome III (année 1867-1873,
addendum) Albin Michel Paris, imprimé par la librairie Ollendorff-édité
par l'Imprimerie Nationale.
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