1878.

Troisième Exposition Universelle à Paris - Création des chaires d'Économie politique en province - Union postale universelle.

Hector Malot : Sans Famille - Création de la Revue Occidentale philosophique sociale et politique par P. Laffitte.

 

 

1878.

Juliette à V.H. : " Laisse-moi te mettre en garde contre les amours dépravés et cyniques, ta gloire qui éblouit, le monde éclaire aussi ta vie. Ton aube est pure; il faut que ton crépuscule soit vénérable et sacré.

Je voudrais au prix de ce qui me reste à vivre te préserver de certaines fautes indignes de la majesté de ton génie et de ton âge. "

 

 

[1878.]

A Georges.

Mon doux petit Georges,

C'est à toi que j'écris aujourd'hui, et à toi seul. Tu sais bien que j'ai fait des vers pour toi comme pour Jeanne, seulement il y en a un peu plus pour Jeanne, parce qu'on fait plus de vers pour les femmes que pour les hommes, et que Jeanne est une femme. Tu as déjà vu les vers qui sont pour toi, et tu en verras encore d'autres. J'aime autant Georges que Jeanne, et vous êtes mes deux petits bien-aimés.

PAPAPA (1).

(1) GEORGES Hugo. - Mon Grand-Père.

 

 

[1878.]

A François Coppée.

Mes commencements ont été rudes, ma fin est bonne et douce. De grands poëtes, tels que vous, me la rendent glorieuse. Je viens de lire vos splendides vers (1); je presse avec émotion la main qui les a écrits.

VICTOR HUGO (2).

(1) Sur le portrait de Victor Hugo par Bonnat. - (2) Jean Monval. - Victor Hugo et François Coppée. Revue Hebdomadaire.

 

 

3 janvier 1878.

A Monsieur Berthier, Président du Conseil d'Administration de la Compagnie générale des omnibus.

Paris,

Monsieur,

Je fréquente habituellement deux lignes : les tramways de l'Étoile au Trône et les omnibus des Batignolles au Jardin des Plantes.

J'ai ma part des excellents services que rendent au public les conducteurs et les cochers de ces deux lignes.

Je voudrais, à l'occasion du jour de l'an, les remercier.

Permettez-moi de leur offrir, par votre intermédiaire, une somme de cinq cents francs. Vous la trouverez sous ce pli.

Je voudrais que ces cinq cents francs fussent distribués, par vos soins, aux conducteurs et cochers des deux lignes de l'Étoile au Trône et des Batignolles au Jardin des Plantes.

Ce n'est rien comme offrande, c'est peut-être quelque chose comme exemple. Je serais charmé d'être imité.

Dans tous les cas, je suis heureux de donner une marque de sympathie cordiale à de braves et intelligents travailleurs.

Recevez, Monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée.

VICTOR HUGO (1).

(1) Le Rappel, 6 janvier 1878.