Caussidière |
Marc |
1808-1861. Participe à l'insurrection lyonnaise en 1834. Condamné à vingt ans de réclusion. Amnistié en 1837. Entre ensuite dans de nombreux complots républicains. En février 1848, Préfet de police. Après le 15 mai, accusé par la Constituante d'avoir pactisé avec l'émeute, il démissionne. Après juin, il est poursuivi et se réfugie en Angleterre. |
Cauwet |
Pierre |
Ouvrier et homme de lettres. accusé à tort de vol au Mont-de-Piété où il était employé; reconnu innocent. Entre en relation avec les principaux écrivains de l’époque, et particulièrement avec V.H. et l’équipe de l’Evénement. Le 10 mai 1851, il publie dans l’Evénement une série de lettres reçues de V.H., Béranger, etc. |
Cavaignac |
Louis-Eugène |
(Paris 1802 - Ourne, Sarthe, 1857). Frère du républicain Godefroi Cavaignac, et jouissant par là d'une réputation républicaine exemplaire. Prend part à la campagne d'Algérie. Général en 1844. En 1848, gouverneur général de l'Algérie. Rentre à Paris et le 17 mai devient ministre de la Guerre. En juin, reçoit les pleins pouvoirs et écrase l'insurrection ouvrière, Il fut nommé alors chef du pouvoir exécutif, mais échoua pourtant le 10 décembre à la présidence de la République; on lui préféra Louis Bonaparte. Arrêté au coup d'État, emprisonné au fort de Ham, il fut relâché un mois après. Élu en 1852 et en 1857 au Corps législatif, il refusa de prêter serment et fut considéré comme démissionnaire. |
Cavé |
François |
Industriel français (Le Mesnil-Conteville, Oise, 1794 - près de Meaux 1875). Il fut l'un de ceux qui fondèrent en France la grande industrie de la construction mécanique, réalisant à partir de 1825 de nombreuses machines-outils à vapeur. |
Caylus |
Ernest |
Polytechnicien qui avait quitté la France pour l'Amérique en 1834 parce que la politique de Louis-Philippe ne lui plaisait pas, puis qui était revenu après février 1848 pour administrer Le National en 1851, Il se fixa à New-York avec sa famille. |
Cazalès |
de |
Rédacteur au journal Le Correspondant en 1831. |
Cécille |
Jean-Baptiste |
1787-1873 Amiral. Représentant de la Seine-Inférieure à la Constituante ; siège à droite. Nommé ambassadeur à Londres. Réélu à la Législative. Appuie Louis Bonaparte. Sénateur en 1852. |
Cerfbeer |
Anatole |
Journaliste, collabora, sous son nom et sous divers pseudonymes, à un grand nombre de journaux. Il laisse un ouvrage très estimé : Répertoire de la Comédie Humaine, de H. de Balzac. |
Cernuschi |
Henri |
(1821-1896), d'origine italienne, avait soutenu les républicains français dans leur lutte contre l'Empire. Fin 1871 il fait un voyage au Japon et rapporte la collection des trésors d'art oriental (naturalisé Français). Il légue à sa mort à la ville de Paris son hôtel de l'avenue Velasquez et ses collections d'art oriental. |
Cesena |
Amédée de |
Rédacteur de la Vogue parisienne 1867. |
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Chambolle |
François-Adolphe de |
1802-1883. Député de la Vendée de 1838 à 1848. En 1848 et 1849 représentant à la Constituante et à la Législative (droite). Parallèlement, journaliste (Courrier Français, National). 1837 : directeur du Siècle. 1848 : fondation de l'Ordre. Proteste contre le coup d'État. Exilé. |
Chambord |
Henri de Bourbon, duc de Bordeaux, comte de |
Prince français (Paris 1820 - Frohsdorf, Autriche, 1883), fils posthume du duc de Berry, prétendant légitimiste (« Henri V ») au trône de France, mort sans héritier. En 1873, la restauration de la monarchie à son profit, qui semblait possible, échoua devant l'intransigeance du comte, lequel refusa d'accepter le drapeau tricolore comme emblème national. |
Chamiot-Avanturier |
Jean-Baptiste |
Né en 1812 Représentant de la Corrèze à la Législative ; siège à gauche. Proteste contre le coup d’Etat. Retiré de la politique sous l’Empire. |
Champanhet |
Jean-Marie |
1796-1866 Représentant de l’Ardèche à la Constituante et à la Législative ; conservateur. |
Champfleury |
Jules Husson, dit Fleury, dit |
(Laon 1821 - Sèvres 1889). Champfleury, dont l'œuvre touffue et diverse défie la nomenclature, collabora dés 1844. au Corsaire et à l'Artiste; il fit jouer nombre de pantomimes, publia plusieurs études de critique d'art; ses travaux si appréciés sur la céramique le désignèrent au poste de conservateur des collections du musée de Sèvres. Défenseur de l'esthétique réaliste (Le Nain, Daumier, Courbet), qu'il illustra par ses romans (Chien-Caillou,1847). Dés ses débuts, Champfleury sollicita le patronage de Victor Hugo qui lui fut toujours dévoué, ce qui n'empêcha pas Champfleury d'écrire à Jules Troubat en 1869 : La décadence de Lamartine n'était rien si côte de celle d'Hugo. Il est vrai qu'en 1878, le 1er juin, après avoir lu le discours sur Voltaire, Champfleury écrit à son “ cher maître ” une lettre débordante d'enthousiasme. L'ère de la décadence était passée. |
Changarnier |
Nicolas-Anne-Théodule |
(Autun 1793 - Paris 1877). Général et homme politique français. Il fut gouverneur de l'Algérie en 1848. Monarchiste, il eût voulu, à la révolution de 1848, placer les princes de Joinville et d'Aumale à la tête de l'armée; il échoua dans cette tentative. II fut élu représentant et siégea à droite.Célèbre pour ses corsets, ses frisures et ses parfums. Expulsé au coup d'État, il profita de l'amnistie de 1859; il reprit du service en 1870. Député antirépublicain en 1871. Sénateur en 1875. |
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Chantelauze |
Victor |
1787-1859. Magistrat. Ministre de la Justice du cabinet Polignac, signe les fameuses ordonnances de 1830, et est impliqué dans le « procès des ministres de Charles X ». Gracié par Louis-Philippe. |
Chaper |
Pierre-Achille |
1795-1874. Préfet sous Louis-Philippe. Représentant de la Côte-d’Or à la Législative. Conservateur. Non rallié à Napoléon III. |
Chapman |
Mme |
Elle était, depuis 1836, membre de la Société anti-esclavagiste de Boston. Elle édita les rapports de cette société sous le titre : Justice et injustice à Boston. Mme Chapman publia de 1839 à 1846 une revue hebdomadaire : Liberty Bell. |
Chapot |
Jean-Jacques |
1811-1856. Avocat légitimiste. Représentant du Gard à la Constituante et à la Législative. Proteste contre le coup d’Etat. Retiré de la politique sous l’Empire. |
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Chapuis |
Benoist-Marie-Louis-Alceste Montlaville-Chapuis ou Chapuys |
Préfet de la Haute-Garonne en 1851. Célèbre par sa proposition de faire graver sur des tables de marbre les votes en faveur de l'Empire. |
Charamaule |
Hippolyte-Melon-Victor |
1794-1886. Avocat. Député républicain sous Louis-Philippe. Représentant de l'Hérault à la Constituante et à la Législative. Tente de résister au coup d'État. Retiré de la politique sous l'Empire. |
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Charencey |
Charles-Léonce |
1804-1869. Magistrat; lié à Montalembert. Représentant de l'Orne à la Constituante et à la Législative; majorité monarchiste. Au 2 décembre, enfermé à la caserne du Quai d'Orsay. Retraite politique sous l'Empire. |
Charles X |
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(Versailles 1757 - Görz, auj. Gorizia, 1836), roi de France (1824-1830). Dernier fils de Louis, Dauphin de France, et de Marie-Josèphe de Saxe, petit-fils de Louis XV, frère de Louis XVI et de Louis XVIII, créé comte d'Artois, il est, pendant la Révolution, l'un des chefs des émigrés. À la tête du parti ultraroyaliste durant le règne de Louis XVIII (1814-1824), il devient roi à la mort de ce dernier. Le ministère autoritaire et réactionnaire de Villèle (1824-1828) lui vaut une impopularité qui ne diminue pas sous le ministère Martignac (1828), plus libéral. Il confie alors, en 1829, le gouvernement au prince Jules de Polignac, tenant de la contre-Révolution, à qui les députés refusent leur confiance. Le roi renvoie la Chambre, mais les élections sont favorables à l'opposition. Malgré le succès de l'expédition d'Alger (4 juill.), les ordonnances du 25 juillet 1830, dissolvant la Chambre, non encore réunie, restreignant le droit de vote et suspendant la liberté de la presse, provoquent la révolution de juillet |
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Charlet |
Jacques |
Guillotiné le 29 juin 1852. |
Charpentier |
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Acteur, il a joué en novembre 1870 Hernani, dont la recette était consacrée à l'achat de canons. |