Nadar

Félix Tournachon, dit

Paris 1820 - id. 1910, photographe et caricaturiste français. Avant d'être un photographe célèbre, fit d'abord du journalisme. En 1849 il fonde la Revue comique et ouvre un atelier de photographe. En 1854 il commence à publier la fameuse galerie des photographies de ses contemporains connue sous le nom de Panthéon Nadar. Il fut l''un des premiers, a utilisé la lumière artificielle (photographies des catacombes, 1861). Quelques années plus tard, il se passionna pour l'aérostation et fit plusieurs ascensions dont l'une, en 1864, faillit lui coûter la vie. Il a réalisé, dès 1858, les premières photographies aériennes prises en ballon. Pendant le siège de Paris, il rendit de grands services par ses ballons qui assuraient le transport de certains membres du gouvernement et se chargeaient des lettres. Sur son ballon, le Géant, il exécute une série d'ascensions : c'est lui qui servira de modèle au héros de Jules Verne, Michel Ardan dont le nom est l'anagramme du sien. En 1870 il est chef d'une compagnie d'aérostiers, et l'année suivante il publie : les Ballons en 1870.

Nadaud

Martin

Né dans une famille de paysans en 1815, se fait maçon à seize ans. Découvre les théories de Cabet dont il devient le disciple. Représentant de la Creuse à la Législative ; siège à la Montagne. Détenu pendant deux mois après le coup d’Etat. Se réfugie ensuite en Angleterre où il est successivement maçon, instituteur et professeur de français à l’École militaire de Wimbledon. Sera préfet de la Creuse en 1870-1871. Auteur d’une Histoire des classes ouvrières en Angleterre et d’une brochure sur les Sociétés ouvrières. C’est lui qui a légué à la postérité le célèbre axiome : « Quand le bâtiment va, tout va ».

Nadaud

Gustave

(1820-1893), chansonnier de Pandore ou les deux gendarmes.

Nanteuil

Célestin

(1813-1873) Peintre et graveur , dont les relations avec la famille Hugo remontent au plus tard à 1832.  Il  accompagnera Victor Hugo sur les premier jours de son voyage de 1836.

Napoléon III

Charles Louis Napoléon Bonaparte

[Paris 1808 - Chislehurst, Kent, 1873], président de la IIe République française (20 juin 1848-1852), empereur des Français (1852-1870), Fils de Louis Bonaparte (frère de Napoléon 1er) et d'Hortense de Beauharnais (fille du premier mariage de Joséphine), est un personnage complexe et difficilement saisissable, ce qui explique le surnom de sphinx que lui attribuent aussi bien ses amis que ses ennemis.

Il reçoit une éducation qui n'a rien de classique et qui tranche avec celle des élites de son temps. Après une jeunesse aventureuse en Suisse et en Italie, il tente, en 1836 à Strasbourg puis en 1840 à Boulogne, de se faire proclamer empereur et de renverser Louis-Philippe. Condamné à la détention perpétuelle, il est enfermé au fort de Ham, où il élabore une doctrine sociale (l'Extinction du paupérisme, 1844) et d'où il s'enfuit pour Londres (1846). Il revient en France après la révolution de 1848, est élu représentant dans plusieurs départements et arrive à la présidence de la République le 10 décembre 1848. Le 2 décembre 1851, il déclare l'Assemblée dissoute et fait réprimer le soulèvement qui se dessine à Paris ; un plébiscite ratifie le coup d'État et lui permet d'instaurer, en s'appuyant sur la Constitution du 14 janvier 1852, un régime autoritaire .

Nefftzer

Auguste

1820-1876. Journaliste. En 1844, collabore à la Presse dont il sera le directeur politique en 1856-1857, et de 1859 à 1861, il abandonnera la Presse pour fonder le Temps  il restera directeur et rédacteur en chef jusqu'en 1871. En 1851 il fut détenu à la Conciergerie en même temps que Charles Hugo qui écrira plus tard : « Le journaliste, aujourd’hui si mesuré avec l’Empire et si diplomate avec la révolution, était alors un anarchiste et un athée à tous crins, qui adorait Proudhon et qui haïssait M. Bonaparte. »

Neigre

Gabriel, baron

1774-1847. Carrière militaire. Campagnes de l'Empire. Pair en 1832.

Négrier

François-Marie-Casimir

1788-1848. Général. 1837 : gouverneur par intérim en Algérie. 1848 : représentant du Nord à la Constituante. Tué en juin 1848 à l'entrée du faubourg Saint-Antoine.

Nerval

Gérard Labrunie, dit Gérard de

Écrivain français (Paris 1808 - id.1855). Son enfance s'écoula dans le Valois, qu'il devait évoquer dans Sylvie, l'une des nouvelles de son recueil les Filles du feu (1854). Il acquiert une certaine notoriété par sa traduction du Faust de Goethe (1828). Il se rattache au romantisme par ses relations avec la plupart des grands écrivains du groupe (notamment Théophile Gautier) et par sa façon de vivre en marge de la société ; mais ses sonnets, les Chimères (1854), font de lui un précurseur de Baudelaire, de Mallarmé et du surréalisme, et son récit Aurélia (1855) retrace une expérience aux confins de la folie, celle de « l'épanchement du songe dans la vie réelle ». Sujet à des crises de démence, il fut trouvé pendu à une grille. Il avait rapporté d'un voyage en Égypte et en Turquie les récits pittoresques du Voyage en Orient (1851).

Nettement

Alfred

1805-1869. Écrivain et journaliste. Représentant en 1849. Catholique et légitimiste. 1858 : directeur de la Semaine des Familles. Auteur d’ouvrages historiques.

Neufchâteau

Comte François de

Académicien, Ministre de l'Intérieur sous le Directoire et Directeur lui-même, président du Sénat, sous l'Empire, poète précoce - comme Victor - auquel son Epître à M. Voltaire, en 1774, avait valu le titre fameux d'héritier de Voltaire, François de Neufchâtel avait su se rallier à la Restauration et il allait faire l'éloge de Louis XVIII, dans son Epître à Mr Viennet, en 1821. Jusqu'en 1822, Hugo entretiendra des rapports suivis avec l'académicien, pour qui il rédigera une Notice sur le Gil Blas, de Lesage.

Ney

Napoléon-Joseph, prince de la Moskowa

1803-1857. Premier fils du maréchal Ney fusillé en 1815. Épouse en 1828 la fille du banquier Laffitte. Campagne d'Algérie. Pair de France en 1831. Réclame la réhabilitation de son père. 1848 : partisan de Louis-Napoléon. 1849 : représentant à la Législative. — 1852 : sénateur. 1853 : général. 3 frères :

Ney

Michel-Louis-Félix, duc d'Elchingen

1804-1854. Général. 1846: député du Pas-de-Calais. 1849 : rallié à Louis-Napoléon qui le fait général. — Mourra du choléra à l'armée d'Orient.

Ney

Eugène, comte

1808-1845. Diplomate.

Ney

Edgar, prince de la Moskowa

1812-1882. Officier d'ordonnance de Louis-Napoléon qui le charge d'une mission auprès de Pie IX, et lui adresse la fameuse lettre du 18 août 1849 dans laquelle il subordonne le rétablissement du pouvoir temporel à l'exécution de réformes libérales dans les États pontificaux. A son retour Edgar Ney est élu représentant de la Charente-Inférieure à la Législative. — Sénateur et général sous l'Empire.

Nicolas 1er

 

tsar (1796-1855). Fils de Paul 1er

Niemcewicz

Julian Ursyn

Patriote et écrivain polonais (Skoki, Lituanie, 1757 - Paris 1841), auteur des Chants historiques(1816).

Nisard

Désiré

1806-1888. Journaliste et critique. Ennemi des Romantiques. Collabore au Journal des Débats en 1831 et au National. Rallié à l’Empire et nommé inspecteur général de l’enseignement, professeur d’éloquence à la Sorbonne, puis directeur de l’École normale supérieure. Académicien depuis 1850.

Nodier

Charles

Né à Besançon le 29 avril 1780, mort le 27 janvier 1844.Une grande amitié avec Hugo débuta le 12 mars 1823 à la suite d'un article de Nodier dans La Quotidienne : article à propos de Han d' Islande. Ses œuvres, qui tiennent du roman noir et du conte fantastique (Jean Sbogar, 1818 ; Trilby ou le Lutin d'Argail,1822 ; la Fée aux miettes, 1832), ont préparé la voie à Nerval et au surréalisme. Ses soirées de l'Arsenal, à Paris, réunissaient les écrivains romantiques. (Acad. fr. 1833.)

Nodier

Marie

(Quintigny, jura, 1811 - Fontenay-aux-Roses, 1893) Fille de Charles, qui, à partir de 1825, tint souvent la plume à la place de son père, durant les maladies de ce dernier.

 

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