Sacy |
Sylvestre de |
Avocat, était rédacteur au Journal des Débats depuis 1828 et venait, en 1854, d'être élu à l'Académie française. |
Sain |
Pierre-Antoine-Marie-François |
1814-1862. Préfet de la Loire en 1848. Représentant de la Loire à la Législative. Abandonne la politique après le coup d’Etat. |
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Saint-Aignan |
Nicolas-Marie, comte de |
1770-1858. Général et diplomate. Fidèle de Napoléon 1er. |
Saint-Arnaud |
Arnaud-Jacques-Achille Leroy |
1801-1854. Fils d’un préfet du premier Empire, il s’était décerné lui-même le titre de comte de Saint-Arnaud. Garde du corps de Louis XVIII dans la compagnie de Grammont, il en fut renvoyé pour avoir coupé et volé un gland d’or, d’où le surnom de « marquis de Glandor » que les pamphlétaires lui ont donné. Entré dans un régiment d’infanterie, il dut démissionner après avoir provoqué son commandant en duel. Prit part ensuite à la guerre d’indépendance grecque en 1827. A son retour, il se fit acteur de théâtre sous le nom de Florival. Réintégré dans l’armée en 1831, il devint officier d’ordonnance de Bugeaud et préposé à la garde de la duchesse de Berry. De 1837 à 1851, il s’ «illustre » dans les campagnes d’Algérie. Promu général de division après l’expédition de Petite Kabylie en 1851 et ministre de la Guerre en octobre de la même année. C’est lui qui dicte l’ordre du jour fameux à l’origine de la proposition des questeurs, et qui dirige les opérations du coup d’Etat. maréchal de France en décembre 1852. En 1854, il quitte le ministère de la Guerre pour prendre le commandement de l’armée d’Orient ; gravement malade, il meurt le 29 septembre en mer sur le bateau qui le rapatriait en France. Le 22 septembre il avait terminé son rapport sur la bataille d'Alma où le 20 septembre, il commandait en chef les troupes françaises. |
Sainte-Beuve |
Charles Augustin |
Écrivain français (Boulogne-sur-Mer 1804 - Paris 1869). Il fit d'abord partie du cénacle romantique, publia des recueils de poésies (Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme,1829) et un roman (Volupté, 1834), puis il se consacra à la critique et à l'histoire littéraires en saisissant les écrivains dans leur milieu biologique, historique et social (Port-Royal,1840-1859 ; Portraits littéraires, 1836-1839 ; Causeries du lundi, 1851-1870). Il fut longtemps le critique de référence de l'Université française. (Acad. fr. 1843.) Sainte-Beuve, avant de devenir le compagnon empressé de l'épouse de Hugo, Adèle, entre en relation avec lui en 1824, alors qi'il dirige Le Globe et qu'il y présente les Odes et Ballades d'un «jeune barbare». Leur relation évolue rapidement et Hugo s'impose très vite comme guide auprès de Sainte-Beuve, président à sa conversion romantique et l'encourageant dans ses vélléités poètiques. Mais le climat se dégrade vite et Sainte-Beuve se fait le complice de nombreuses cabales montées contre Hugo. Le fossé se creuse lorsque Hugo, entré le premier à l'Académie, s'oppose à son élection . |
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Saint-Lanne |
Adolphe |
A côté du nom, G.S. a noté : « Journaliste - Scapin », ce qui permet d'identifier ce correspondant. Le journal boulevardier Scapin « journal sans politique », fondé en 1875 par Ad. Saint-Lanne qui signe comme gérant, et chroniqueur de la rubrique « Gazette parisienne » jusqu'au début de 1876 : le 10 février, il se dit « absolument étranger à la nouvelle rédaction. » |
Saint-Vallier |
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Actrice qui débuta au Théâtre-Français en 1813. |
Saint-Victor |
Paul de |
1825-1881 Il fit partie, en même temps que Charles Hugo, en 1848, du cabinet de Lamartine; puis il collabora au Pays, à La Presse. II laissa une importante œuvre de critique et plusieurs volumes de haute valeur littéraire. Quoique d'une opinion politique fort éloignée de celle de Victor Hugo, il lui conserva toute sa vie une admiration qu'il manifesta en toute occasion. Les heures sombres de 1870 les rapprochèrent encore et leurs relations devinrent si amicales que Victor Hugo écrit dans son carnet en apprenant la mort de Saint-Victor : «Coup violent. J'ai pleuré. C'était une noble et grande âme. Il était de ma famille dans le monde des esprits». Il écrit plusieurs ouvrages en collaboration avec Théophile Gautier et Arsène Houssaye. Un ouvrage intitulé Victor Hugo paraîtra posthume en 1885. |
Salmont |
de la Meuse Charles-Auguste |
Né en 1805. Magistrat. Représentant de la Meuse à la Constituante et à la Législative ; siège à droite. Abandonne la politique après le coup d’Etat. |
Salvandy |
de |
1838, ministre de l'Instruction publique. |
Samuel |
Henry |
Imprimeur belge, des Châtiments en 1853. |
Sand |
Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite George |
Femme de lettres française (Paris
1804 - Nohant 1876). Sa vie indépendante et passionnée,
marquée par plusieurs liaisons (Jules Sandeau, Musset, Pierre
Leroux, Chopin), fit scandale. Ses premiers romans, d'inspiration
sentimentale, revendiquent plus de liberté pour les femmes
(Indiana, 1832 ; Lélia, 1833). Elle s'orienta ensuite vers un socialisme
idéaliste (le Compagnon
du tour de France, 1840 ; Consuelo, 1842-43) puis exalta dans une trilogie
rustique la vie et le travail des paysans berrichons (la Mare au diable, 1846 ; François
le Champi, 1847-48 ; la Petite Fadette, 1849). Elle
participe au débat d'idées et aux
conflits sociaux de son temps à travers des prises de position, dans la presse notamment. Elle a connu tous les
acteurs de la vie intellectuelle et artistique de son temps, qu'elle a reçus à
Nohant, faisant de son manoir berrichon l'Athènes du Berry. |
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Sandeau |
Jules |
(1811-1883) : II collabore avec
George Sand à un premier roman Rose et Blanche
(1831) qui donnera également son nom de plume à Aurore Dupin. L'édition
originale de Madame de Sommerville paraît en 1834. Jules Sandeau connaît la célébrité avec Mademoiselle
de la Seiglière (1848),
adaptée à la scène en 1851. Mais le plus grand succès, il l'obtient en
collaboration avec Emile Augier
avec Le Gendre de M. Poirier (1854) transposition dans un contexte
contemporain du Bourgeois gentilhomme. Madame de Sommerville s'ouvre sur
deux évocations de Saint Léonard et du bourg d'Anzème. Elles permettent de
comprendre l'intérêt de George Sand envers l'auteur et l'homme, dont l'écriture
s'applique à valoriser un monde rural et provincial idéalisé, celui de la
Marche qui n'est guère éloigné de Nohant, la pauvreté y est envisagée comme le
gage de l'authenticité. |
Sanders |
G. N. |
En 1854, consul des États-Unis à Londres. Le sénat américain refusait de confirmer sa nomination parce qu'il s'associait aux revendications de tous les proscrits résidant à Londres, Kossuth, Mazzini, Herzen, Garibaldi, Ledru-Rollin, etc. |