Sarah Bernhardt |
|
Le Passant, comédie de V.H. en un acte, jouée au théâtre de l'Odéon, par Sarah Bernhardt, le 14 janvier 1869. En mars 1873, elle demande à Victor Hugo l'autorisation d'apprendre le rôle de Marion de Lorme dans le cas ou Mlle Favart serait malade. |
Saravas |
|
Crétois, avait essayé d'intéresser les journaux français au sort de la Crète, mais partout il s'était heurté à un refus. Il avait alors publié une brochure et sollicitait pour en-tête une page de Victor Hugo. Mais celui-ci, absent de Guernesey, ne peut lui envoyer à temps le texte. |
Sarcey |
Francisque |
1827-1899. Critique dramatique au Temps. Au moment de l'expulsion de Belgique, propose d'envoyer V.H. au cirque Barnum en Amérique. Curieusement, on le retrouve en 1881 parmi les membres du comité pour l'érection d'une statue à V.H. |
Sardou |
Victorien |
Auteur dramatique français (Paris 1831 - id. 1908). Il écrivit des comédies et des pièces historiques (la Tosca, 1887 ; Madame Sans-Gêne, 1893). [Acad. fr. 1877.] |
Sauboul |
|
Officier qui commandait la brigade postée le 3 décembre autour du Panthéon. Commandant des Invalides en janvier 1852. |
Sauvage |
Thomas |
Nouveau directeur de l' Odéon 1827. |
Savinien Lapointe |
|
Poëte et cordonnier en 1841 il adressa des vers à V.H. |
Savoye |
|
Juriste, avocat, représentant du Haut-Rhin en 1849, fut expulsé après le coup d'État. Il se réfugia d'abord à Bruxelles, puis à Londres. |
Saxe-Cobourg |
Ernest de |
Il avait participé à la bataille d'Hernani, aux cotés d'un Théophile Gautier emporté, et revêtu d'un gilet rose. En revenant des représentations où il avait si bien lutté, il écrivait le nom de l'auteur sur les murs. Il était même venu habiter dans la rue Jean-Goujon lorsque V.Hugo s'y était fixé. |
Say |
Léon |
Rédacteur au Journal des Débats. Léon Say était administrateur du Chemin de Fer du Nord; il deviendra député de la Seine-et-Oise en 1871. Ministre des Finances en 1875. Académicien en 1886. |
Schérer |
Edmond |
Homme politique et publiciste. |
Scheurer-Kestner |
Auguste |
1833-1899. Industriel et homme politique dans l'opposition républicaine sous l'Empire. En 1871 il sera député du Haut-Rhin. C'est lui qui en 1896 prendra l'initiative de la révision du procès Dreyfus. |
|
Schiller |
Friedrich von |
(1759-1805)
: lI est avec Goethe le plus grand écrivain allemand de la période
romantique. II doit sa célébrité à son théâtre, qui inspira également les
compositeurs, avec notamment Les brigands, Guillaume Tell, qui inspira
Rossini. II écrivit également des épopées comme Wallenstein ou La
pucelle d'Orléans. Verdi trouva son inspiration dans l'oeuvre puissante et
violente de Schiller en lui empruntant les sujets de Louise Miller, et
surtout de son Don Carlos. |
Schœlcher |
Victor |
Né à Paris le 21 juillet 1804, écrivain politique, engagé très tôt dans le mouvement républicain. Il a collaboré entre autres à la Réforme, à la Revue indépendante. Homme politique, il se fera une spécialité de la cause abolitionniste, publiera de nombreux ouvrages et articles sur la question, et en 1848, comme sous-secrétaire d'État au Colonies, il sut, en 1848, faire admettre le décret qui abolit -l'esclavage dans les colonies françaises, puis démissionna. Député de la Martinique, puis de la Guadeloupe, il siégea à la Montagne il vota avec l'extrême-gauche et combattit l'élection à la présidence de Louis Bonaparte dont il fut jusqu'au bout l'adversaire. Proscrit après le coup d’Etat, fuit en Belgique déguisé en prêtre. On le retrouvera ensuite à Jersey et à Guernesey d'où il ne rentra qu'en septembre 1870. Alors en France et fut élu à l'Assemblée nationale. Il s'efforça d'amener une entente entre Versailles et la Commune, mais échoua et fut emprisonné.Élu à la Chambre par la Martinique, il devint sénateur inamovible en décembre 1875. II est mort à Houilles (Seine-et-Oise, auj. Yvelines) le 25 décembre 1893. Cf. Vapereau, 6e éd. Il a publié une Histoire des crimes du 2 décembre et plusieurs ouvrages sur l'abolition de l'esclavage. |
|
Scott |
Walter Sir |
(1771-1832) : le grand écrivain écossais est surtout célèbre
comme romancier, pour avoir créé le genre du roman historique, appelé à envahir
toute l'Europe romantique de l'Espagne à la Russie. On connaît moins
aujourd'hui l'oeuvre poétique de Walter Scott qui s'inscrit pleinement dans le
mouvement anglais de renaissance du gothique, "the gothic revival" et
dans une tradition poétique inspirée de la poésie des bardes ou supposés tels,
dont Macpherson avait, dès 1760, avec les Poèmes d'Ossian donné
l'exemple d'une supercherie flatteuse. La redécouverte de Chaucer et
l'influence qu'exerça sur Walter Scott le "Sturm und Drang", devaient conduire le nouveau barde écossais à
traduire les ballades de Bürger
(1796), le Goetz de Berlichingen de Goethe (1799), à publier de vieilles
ballades écossaises enrichies de ses propres compositions comme Le
Lai du dernier ménestrel (1805)
ou La Dame du Lac (1810). Très vite, Scott comprit qu'il
ne pouvait rivaliser en poésie avec Byron (1788-1824) et s'investit dans
l'écriture romanesque où il excellait. Le père d'Ivanhoé ou de la Jolie
fille de Perth, que Bizet devait mettre en musique, marqua de son empreinte les écrivains romantiques qui abordent
le roman historique, comme Vigny avec son Cinq-Mars (1826), Mérimée
rédigeant La Chronique du règne de Charles IX (1829) ou Balzac publiant la même année, Les Chouans, mais l'apogée de l'influence scottienne culmine avec Notre
Dame de Paris, roman historique dans lequel Victor Hugo reconstitue le
Paris du règne de Louis XI. Walter Scott
avait évoqué cette période historique dans son Charles le Téméraire, ou Anne de
Geierstein, la fille du brouillard. |
Séchan |
Charles |
Peintre et décorateur de théâtre au début de 1832 il est l'amant de Juliette Drouet après Alphonse Karr. |