Vacquerie

Auguste

Né à Villequier en 1819 ; il fait très jeune la connaissance de Victor Hugo. Condisciple et ami de Charles Hugo il est le frère de Charles Vacquerie, le futur mari de Léopoldine Hugo. Originaire de Villequier où les Hugo passent des étés, il fréquente très tôt la famille et malgré la différence d’âge, sera longtemps attiré sans doute par Mme Victor Hugo. Léopoldine note cette réflexion en 1839 : "

Il est critique dans Le Globe et l’Époque tout en publiant un recueil poétique en 1840 : L’Enfer de L’esprit et un drame en 1848 : Tragaldabas. Victor Hugo le recommandera à Bocage, alors Directeur de l’Odéon en octobre 1842 : " Il est plus qu’un écrivain, c’est un poète. Je lui crois sérieusement un grand avenir : je lui sais un grand talent ". Collaborateur à L’Événement, fondé en 1848 par les frères Hugo et Paul Meurice, il est comme eux condamné en 1851 quand le journal est mis en procès puis interdit. Il devra 1 000 F d’amende et sera emprisonné 6 mois à la Conciergerie où Victor Hugo lui rendra visite.
Dans
L’Avènement du Peuple qui prend la relève du précédent journal, il poursuit son activité journalistique.
Il continue à publier : en 1856, un livre de critique
Profils et grimaces ; 1859, une comédie Souvent femme varie ; 1861, un drame Les Funérailles de l’honneur créé Porte Saint-Martin et remarqué par Baudelaire. C’est à la même époque qu’il collabore avec Mme Victor Hugo à la rédaction de ce qui sera Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, participation pour laquelle il reçoit 40 % des droits.
Il a suivi souvent les Hugo dans leurs déplacements d’exilés : Villequier,
Jersey, Guernesey et la Belgique. Ainsi, le 15 septembre 1866, il est à Bruxelles où il vient lire sa nouvelle pièce Le Fils à Hugo. L’exilé loue le drame mais se rend aussi compte que Vacquerie s’inspire beaucoup de son œuvre.
Ce à quoi son fils
François-Victor répond : " Si Auguste s’est inspiré de toi, il a commis une faute qui lui est commune avec tous les écrivains de ces temps-ci. Est-ce que nous ne trempons pas tous la plume dans ton encrier ? " (6 novembre 1866). La pièce de Vacquerie est présentée au Théâtre-Français le 30 octobre 1866 et jugée de façon peu élogieuse par Jules Janin, ce qui fâchera les deux hommes.
Il supervise avec attention les répétitions d’
Hernani au Théâtre-Français, début mai 1867.
Le 25 novembre 1868, le décès de sa mère lui fait écrire à Hugo : " Ma mère vient de mourir. Je suis accablé. Pleurez-la avec moi, elle vous était profondément attachée " (29 novembre 1868).
Dans les années 1869-70, alors qu'il écrit pour le journal le Rappel, dont il est rédacteur-fondateur, il se brouille avec
Zola.  Ce journal est suspendu pour "complot contre la sûreté de l’État" la même année et interdit en 1870.

On joue Formosa à l’Odéon en 1883, quand il apprend le décès de Juliette Drouet le 11 mai. Le lendemain il prononce à Saint-Mandé un éloge funèbre, sans la présence de Victor Hugo à qui on a déconseillé le déplacement pour l’enterrement.
Quelques mois plus tard, il donne un dernier témoignage de sa fidélité à la famille Hugo en publiant
Miettes de l’histoire qui décrit la vie à Jersey où il accompagna Mme Hugo et
Adèle dès 1852. Et Hugo le désignera avec Paul Meurice et  Ernest Lefèvre pour la préparation et la publication après sa mort de tous ses écrits inédits.Il meurt à Paris en 1895. Cuvillier-Fleury l'appelait «le dernier romantique»

Vacquerie

Charles Urbain

(1835-1839) jumeaux avec Paul-Léon (1835-1842). Époux de Léopoldine.

Vacquerie

Ernest

(1833-1889) l'aîné des fils Vacquerie.

Vacquerie

Paul-Léon

(1835-1842) jumeaux avec Charles-Émile (1835-1839).

Vacquerie

Mme

Épouse Vacquerie, née Jeanne Arsène Chauveau (1790-1868).

Valentin

Marie-Edmond

1823-1879. Représentant du Bas-Rhin à l'Assemblée législative, combattit énergiquement la politique de l'Élysée; arrêté le 2 décembre 1851, il fut expulsé, se retira en Angleterre et ne revint en France qu'en 1870. Nommé préfet du Bas-Rhin, il organisa des expéditions de francs-tireurs et fut fait prisonnier. A l'armistice, il fut libéré et devint préfet du Rhône.

Valette

Auguste

1805-1878. Jurisconsulte. Occupe la chaire de droit français à l'École de droit de Paris. Représentant à la Constituante et à la Législative.

Vallès

Jules

Critique.

Valnay

 

Secrétaire de l'association des artistes dramatiques 1863.

Valoir

Charles

Président du comité des gens de lettres (1872).

Vandal

 

Conseiller d'État et directeur général des postes (1867).

Vanderlinden

 

Notaire.

Van Hasselt

André

Poète belge qui se lia avec Victor Hugo pendant son séjour à Bruxelles 1852. Leurs relations cessèrent du jour où Van Hasselt sollicita de Napoléon III la Légion d'honneur.

Van Lhoest

 

Rédacteur en chef de la Gazette de Mons 1863.

Vapereau

 

Journaliste.

Varcollier, Ugalde

Mme

Dirigeait les Bouffes Parisiennes depuis 1866; elle avait beaucoup chanté à l'Opéra Comique.

Varela

Hector F.

Directeur du journal El Americano (1872).

Varin

 

Sous-inspecteur et professeur d'histoire de MM. les pages du Roi. Aux Grandes Écuries. - Versailles1828.

Varin

Charles-Victor

1798-1869, auteur de comédies légères : Une Invasion de grisettes, Une Chambre à deux lits, etc.

Vatout

Jean

1792-1848. Lecteur de Louis-Philippe. Passe pour être son fils naturel. Député de Semur en 1831. Académicien en 1848.

Vaulabelle

Achille Tenaille de

1799-1879. Historien et homme politique. Représentant de l'Yonne à la Constituante. Ministre de l'Instruction publique de juillet à octobre 1848. Non réélu à la Législative. Un frère :

Vaulabelle

Eléonor Tenaille de

1802-1859, alias Jules Cordier. Auteur de drames, de mélodrames et de vaudevilles.

Vecchio

Nicolas del

Rédacteur du Popolo à Naples.

Védel

 

Directeur de la Comédie-Française (1837).

Venturi

Emilie A.

Déléguée du comité nationale de l'Association féminine contre les lois réglementant la contagion de certaines maladies vénériennes.

Verboeckhoven

 

Éditeur.

Verlaine

 

Publia ses premiers vers dans la Revue du Progrès en 1863; il collabora à plusieurs revues et donna quelques-uns de ses Poèmes Saturniens au Parnasse contemporain; Les Fêtes galantes et La Bonne Chanson le révélèrent et les volumes suivants le consacrèrent. Un scandale sur lequel nous n'insisterons pas fit un bruit fâcheux autour de son nom et provoqua son divorce. A partir de 1889, il erra d'hôpital en hôpital et mourut le 8 janvier 1896. En 1858, Paul Verlaine, alors élève de quatrième, avait dédié et adressé à Victor Hugo un sonnet et une lettre (GUSTAVE Simon, Revue de France, 1er octobre 1924). Nous n'avons pas la réponse de Victor Hugo; mais une correspondance suivie s'engagea en 1866 et se poursuivit jusqu'en 1873. Victor Hugo s'y montre affectueux, encourageant et consolateur dans les moments douloureux; Verlaine déférent, admirateur enthousiaste et presque filial... Il devait renier tous ces beaux sentiments en 1887 dans Les Mémoires d'un veuf; on y lit en effet :« ... tout ce qui part des Châtiments, Châtiments compris, m'emplit d'ennui, me semble turgescence, brume, langue désagrégée, monstrueuse improvisation, bouts rimés pas variés, facilité déplorable.»

Vernet

Horace

1789-1863. Peintre. Fervent bonapartiste, ses oeuvres sont souvent inspirées par les campagnes napoléonniennes, mais aussi par la conquête de l'Algérie ou la guerre de Crimée.

Véron

Pierre

Véron, directeur de l'Opéra en 1834. Rédacteur en chef du Charivari 1870.

Versigny

Victor

Versigny, avocat, fut élu représentant de la Haute-Saône à la Législative en 1849, et en 1851 il fut un des membres les plus actifs de la résistance au coup d'État. Exilé, il rentra en France en 1864 et fit en 1870 partie du gouvernement provisoire.

 

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