Veuillot

Louis

Journaliste et écrivain français (Boynes, Loiret, 1813 - Paris 1883). En 1842, secrétaire de Bugeaud en Algérie. 1843 : rédacteur de l’Univers religieux, organe de l’ultramontanisme, dont il devient rédacteur en chef en 1848, il fit de ce journal l'organe du catholicisme ultramontain et intransigeant. En 1850-1851, ses articles contre les catholiques libéraux lui attirent les blâmes de Sibour et de Dupanloup, mais l’approbation de Pie IX. 1859 : une querelle l’oppose au régime impérial à propos du pouvoir temporel ; la rupture est consommée en 1860 ; l’Univers est interdit ; la publication ne reprendra qu’en 1867.

Vickery

 

Avoué, place Royale, à Saint-Hélier 1853.

Victoria (Reine)

 

VICTORIA 1re (Londres 1819 - Osborne, île de Wight, 1901), reine de Grande-Bretagne et d'Irlande (1837-1901) et impératrice des Indes (1876-1901), petite-fille de George III.

Vidal

docteur

Médecin de Juliette Drouet en 1835.

Vidocq

 

(1775-1857), escroc, voleur et faussaire avait été, en 1809, chef d'une brigade de police composée d'anciens forçat. Il avait connu la disgrâce sous la Monarchie de juillet. en fait Vidocq, moins délicat que ne l'imaginait Hugo, avait offert ses services au "prince-président" au début de 1852. ses Mémoires (1828) avaient eu un grand succès.

Vieillard

 Narcisse

1791-1857. Officier sous le 1er Empire. Sous la Restauration, précepteur des deux fils de la reine Hortense. 1842: député de la Manche (bonapartiste). Représentant à la Constituante et à la Législative. Siège à la Montagne; c'est près de lui que vient s'asseoir son ancien élève Louis-Napoléon. Mais, demeuré républicain, il sera le seul sénateur de 1852 à voter contre le rétablissement de l'Empire. Fournit peut-être à V.H. le modèle du sénateur incroyant qui discute avec Mgr Myriel au début des Misérables.

Viennet

 Jean - Pons - Guillaume

1777-1868. avait été un des adversaires les plus décidés de Hugo et du romantisme, a pourtant voté pour V.H. à l'Académie. Aacadémicien depuis 1830 et pair de France depuis 1836.Viennet était, en 1847, président de la Société des Gens de Lettres.

Vigny

Alfred comte de

Écrivain français (Loches 1797 - Paris 1863). Déçu par la vie militaire, il quitte l'armée en 1827 et fréquente les cénacles romantiques, catholiques et légitimistes. Il publie ses premiers Poèmes (1822), les Poèmes antiques et modernes (1826) et un roman historique, Cinq-Mars (1826), dont le succès l'encourage dans la voie du récit en prose ; il écrit alors deux ouvrages à thèse : Stello (1832) et Servitude et Grandeur militaires(1835). Au théâtre, il participe à la bataille romantique (Othello,1829) et fait représenter un drame en prose, la Maréchale d'Ancre(1831), et, surtout, Chatterton (1835). Après 1837, date de la mort de sa mère et de sa rupture avec l'actrice Marie Dorval, Vigny s'éloigne des milieux littéraires et publie quelques grands poèmes dans la Revue des Deux Mondes. Il est d'abord enthousiasmé par la révolution de 1848, mais ensuite déçu : il se rallie à l'Empire et se fige dans une attitude hautaine et solitaire. Après sa mort ont paru les Destinées(1864), une suite de Stello, Daphné (1912). Hugo et Vigny se rencontrent dès 1820 par l'entremise de Deschamps, amis d'enfance de Vigny et compagnon de Hugo au salon Nodier. Les deux hommes font rapidement oeuvre commune pendant des années d'effervescence du jeune romantisme et Vigny va compter parmi les défenseurs d'Hernani. Il participe au Conservateur littéraire, créé par Hugo et ses frères, puis à La Muse française. Vigny est le témoin de Hugo à son mariage en 1822 et, l'année suivante, à l'annonce du départ de son régiment pour l'Espagne où la guerre sévit, Vigny fait Hugo son exécuteur testamentaire, le chargeant de publier ses oeuvres "au cas où les boulets ne respecteraient pas le poète". Mais cette idylle est cependant émaillée de quelques crises, dues notamment aux Sainte-Beuve et au critiques. L'exil, la disgrâce et leurs divergences d'ordre politique les méneront à la rupture, car le dévouement de Vigny à l'empereur lui interdit de soucrire à la cause de l'auteur de Napoléon le Petit.

Viguier

 

Poëte-tonnelier.

Vilain

Victor

1813-1899, sculpteur, avait exécuté des bustes de Claire et de sa mère en 1846, et était resté lié d'amitié avec celle-ci. Avait fait un buste de Hugo en 1849.

Villemain

Abel François

Critique et homme politique français (Paris 1790 - id. 1870), brillant universitaire et historien de la littérature. En 1812, il obtint le prix d'éloquence à  l'Académie française avec son Éloge de Montaigne; en 1814, il fut couronné de nouveau pour un Discours sur la critique, dont il lut des fragments. 1816 titulaire de la chaire de littérature française à la Sorbonne. L'un des rédacteurs du Globe, il se montrera dans ses articles favorable au romantisme. Il sera élu à l'Académie française en 1821. Député d'Évreux en 1830, deviendra secrétaire perpétuel en 1832 et Pair de France, et se verra confier par deux fois le portefeuille de l'Instruction publique entre 1839 et 1844. Sur ses relations avec Victor Hugo, on pourra consulter en particulier le récit ému d'une de leurs entrevues, rapporté dans Choses vues (3 décembre 1845).

Villemot

Auguste

Critique littéraire au Figaro et à quelques autres journaux.

Vinçard

Pierre

Ouvrier et aussi rédacteur en chef de La Ruche Populaire(1841).

Vinoy

Joseph

1800-1880. Ancien séminariste devenu officier. Colonel en 1850. Général de brigade en 1853 et de division en 1855 (Crimée). Sénateur en 1865. En 1870 il commande le 13e corps d'armée et se trouve à Mézières lors du désastre de Sedan. Ramène ses troupes à Paris. Le 22 janvier 1871 il remplace Trochu à la tête de l'armée de Paris et le 18 mars il dirige les opérations contre la Commune.

Violet-Le-Duc

Eugène

(1814-1879), architecte amoureux du Moyen Âge, après des études en Italie et notamment en Sicile, il fut nommé Inspecteur de la commission des Monuments Historiques et participa à la restauration de nombreux monuments : la Sainte Chapelle de Paris, la Cité de Carcassonne, Notre-Dame de Paris, la Basilique de Saint-Denis, et de très nombreux autres édifices médiévaux. En 1863, il est nommé professeur à l'Ecole des Beaux-Arts. Ses cours et ses nombreux travaux ont conduit à la publication d'ouvrages fondamentaux comme son Dictionnaire raisonné de l'architecture française du Xle au XVIe siècle (1853-1868), l' Essai sur l'architecture militaire au Moyen Age (1854). En collaboration avec Ouradou, il publie Chapelles de Notre-Dame de Paris (1867-1868). Il collabore également aux Monuments anciens et modernes de Gailhabaud pour lesquels il fournit des dessins illustrant les notices des temples de Paestum et de la Cathédrale de Florence.

Vitet

Ludovic

1802-1873. Rédacteur à L'Artiste en 1831. Député de Bolbec en 1834. Académicien en 1845. — Retiré de la vie politique sous l'Empire. En 1871, représentera la Seine-Inférieure à l'Assemblée nationale.

Vitrolles

Eugène-François-Auguste d'Arnaud, baron de

1774-1854. En 1814, joue un rôle actif dans le retour des Bourbons. — Conseiller d'État en 1824. Ministre plénipotentiaire à Florence en 1827. Obtient, mais trop tard, le retrait des ordonnances de 1830. Compromis dans la tentative de la duchesse de Berry en 1832. Restera jusqu'à la fin, malgré la divergence de leurs opinions, l'ami fidèle de Lamennais.

Vivien

 Alexandre-François

1799-1854. Préfet de police en 1831. Député de Saint-Quentin de 1833 à 1836. Ministre de la Justice en 1840. Représentant à la Constituante en 1848. Président du Conseil d'État.

Voituron

Paul

Avocat, écrivit dans le Journal de Gand une série d'articles qu'il réunit ensuite sous le titre : Études philosophiques et littéraires sur les Misérables de Victor Hugo.

Volondaki

 

Président du gouvernement provisoire de la Crète(1868.)

Voltaire

François Marie Arouet, dit

Né en 1694, fils d'un notaire parisien, il fait ses études au collège de Clermont et débute dans les lettres par des vers irrévérencieux contre le Régent, qui le font jeter en Bastille (1717-18). Il y commence la tragédie d'Œdipe (1718), puis la Henriade (1723-1728), poème épique sur la tolérance d'Henri IV. Bientôt riche et célèbre, il connaît un nouvel emprisonnement à la suite d'une altercation avec le chevalier de Rohan-Chabot et se voit contraint à l'exil en Angleterre (1726-1728), pays dont il admire le système politique et marchand. De retour en France, s'inspirant de Shakespeare, il compose Brutus (1730) et Zaïre (1732). À la gloire de l'Angleterre, il écrit les Lettres philosophiques (1734), qui deviennent le manifeste du siècle commençant des Lumières. Leur publication et celle d'un texte militant, Sur la mort de Mlle Lecouvreur, comédienne à qui l'Église refusait une sépulture, en 1734, le contraignent à se retirer à Cirey, à l'invitation de Mme du Châtelet. Voltaire y prolonge son travail théâtral.

 

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